kemet

# Posté le mardi 15 août 2006 07:07

Modifié le lundi 24 décembre 2007 08:53

kemet

# Posté le jeudi 17 août 2006 16:24

Modifié le lundi 24 décembre 2007 08:56

big up afro hair style black is really beautyful (NATUREL HAIR)

big up afro hair style black is really beautyful (NATUREL HAIR)
CE QUI EST TENDANCE C'EST TEMPS CHEZ LE PEUPLE NOIR C LES COUPES FACONS (FASHION).
COMMES LES SEULS LUNETTES QUE NOUS AVONS SE SONT CELLES DE CHEZ "CHRIS" OU "OPTIQUE 2000"...(OCCIDENTAL GLACES).

DONC MAINTENANT LES HOMMES FACON (FASHION) SONT DS LA MOUVANCE LA CRETE AU SOMMET DU CRAN PUNK STYLE DEFRISAGE A L'APPUI DE PLUSIEURS COULEURS PARFOIS.

SINON LES CHAMPS DE CANNE OU COTON COMME SI IL ONT PAS ETE ASSEZ CONDITIONNER C LES RAILLURES DS TT LES SENS AVEC COLORATIONS.

MAIS LES FEMMES C LE DANGER MEME DE TT CE KI EST FACON (FASHION)
MAINTENANT SOIT DIZANT ELLES ONT PAS LE CHOIX NON PLUS (LOL) ONT LEURS MONTRE DES FEMMES A LONGUEUR TEMPS QUI NE SONT D'AVOIR DES AFRO ET D'EN VOULOIR ALORS POURKOI PAS FAIRE COMME ELLES DEFRISAGE BROCHING BIGOUDIT...
CHEUVEUX RAZER MAIS IL FO FAIR UN WAVE DERRIERE ET UNE COLORATION


SINON A KOI SA SERT DE VIVRE EN OCCIDENT ET PAS APPLIQUER SE K ONT NOUS AS INCULQUER DEPUIS DES SIECLES " TU AS PLUS DE CHANCE DE REUSSIR AVEC TA COUPE D'OCCIDENTALE QUE TES CHEVEUX (0+0=J SUIS NEGRE) GRENER".

MAIS BON DES SPECIMENS J'EN RENCONTRE TT LES JOURS ALORS MAINTENANT LES PAROLES SE MODIFIE POUR QUE SA PASSE MIEUX : "C MOI J FAIT TT SA PARCE QUE LE MATIN C TROP DIFFICILE SE COIFFER"

PENDANT DES MILLERS D'ANNEES AVANT LA COLONISATION CELA VEUT DIRE QUE LE PEUPLE NOIR (FEMININ) ETAIT TOUS DREADLOCK SI IL SE COIFFAIT PAS LOL
J CRAINS BIEN QUE NON DONC C'ETAIT LA PERUQUE COMME LES OCCIDENTAUX NON PLUS

D'AUTRE ONT DES LOCKS ILS OU ELLES SE CROIENT EPARGNER PERSONELLEMENT J PREFERE ETRE DS L'INCONSCIENSE ET FAIR DES DEFRISAGE QUE FAIRE DES LOCKS DS UN SALON DE COIFFURE FACON (FASHION) A ENTRETENIR COMME UN CURLY OU IL FAUT METTRE PLUS DE PRODUIT QUE DE L'EAU DS SON PROPRE CORPS ET PARFOIS COLORATION ENCORE

SACHEZ LE BIEN JE SUIS PAS LA POUR JUGER MAIS CET SIMPLE CONSTATATION MA PERMIS DE VOIR QUE RIEN NE CHANGE ET QUE BCP FONT TJR COMME LES AUTRES DEPUIS QUELQUES SIECLES

LE CONDITIONNEMENT EST BCP PLUS IMPOSANT QUE CERTAINS S'OBSTINENT A NE PAS CROIRE.

J'ESPERE QUE CERTAIN SE DEMANDENT QU'ELLE EST LE BUT ?


SANS PARLER DES VETEMENTS EN ESPERANT KE SE SUJET RELIE TT LES STYLES DE CONDITIONNEMENT.

# Posté le vendredi 18 août 2006 16:11

Modifié le lundi 21 août 2006 14:33

corruption a la maison

corruption a la maison
Les frontières africaines héritées de Berlin (1885) et de la colonisation constituent-elles un obstacle à l'avenir de l'Afrique?


La lecture de certains commentaires concernant ma réponse à la question « pour ou contre l'intangibilité des frontières héritées de Berlin et de la colonisation... » aurait laissé penser que je voulais gommer d'un seul coup de trait les frontières actuelles héritées de la conférence de Berlin (1885) et de la colonisation.

Je croyais que ma conclusion était bien nuancée, je constate que ce n'est le cas. Certains internautes ont qualifié mon propos d'unilatéral, je me sens obligé de repréciser le fond de ma pensée.

Mon propos n'a jamais nié l'histoire africaine, mais au contraire essaie de la prendre dans toute sa dimension multiforme. C'est pour cela que je pense que le débat sur les frontières africaines mérite d'être renouvelé surtout que pour certains que celui-ci a déjà eu lieu, et donc en 2006 nous serions en droit d'en faire l'économie de ne plus nous interroger là-dessus. Cette position à mon avis n'est pas objective, car le problème africain est toujours entier, d'autant plus qu'il y a l'adjonction de plusieurs nouveaux paramètres qui complexifient le problème. D'où une solution tranchée dogmatique aura des difficultés énormes pour s'imposer comme résolution du problème.

Le statu quo basé sur les fameuses républiques actuelles comme le prônent les tenants de l'intangibilité des frontières héritées de Berlin et de la colonisation est non plus acceptable. La solution adoptée dans les années soixantes, faute de vision, érigée en principe inviolable (intangibilité des frontières), 50 ans après nous ramène à s'interroger sur l'essence même des frontières. En 1960 il n' y avait pas cet élément important qui est la fixation identitaire, qui a fait plus de catastrophe que du bien. Je reviendrais prochainement là-dessus.

Au niveau de l'avancée de la pensée socio-politique africaine, nous sommes en droit de nous interroger au vu du bilan catastrophique de l'ensemble du continent. Si ces frontières sont adaptés pour les decennies à venir? Ma réponse à la question posée est double, je disais oui pour les frontières actuelles en ce sens qu'elles ont permis une territorialisation de l'Afrique. Ces frontières ont eu le mérite de créer ou de focaliser des identités sur des territoires bien circonscrits. Elles ont fait naître en bien ou mal de nouvelles identités (les fameuses nationalités qui n'existent que depuis 50 ans, avant 1960 les nationalités par exemple malienne, gabonaise, ivoirienne, ghanéenne, congolaise, camerounaise, namibienne, ruandaise etc. n'existaient pas, sinon étaient à l'état embryonnaire, prouvant par là la supériorité du fait social sur le fait biologique). Donc s'appuyer là-dessus pour bâtir l'unité africaine est une erreur stratégique.


A mon avis on doit s'appuyer sur les peuples et les territoires qui eux existaient depuis la nuit des temps. C'est pour cela que l'on doit reconnaître l'existence de toutes les communautés même minoritaires à exercer leur droit à l'expression et aussi des virtuelles « tribus ou ethnies » donc des individus. Cette reconnaissance ne gommera pas d'un trait les actuelles « republiquettes » et ne créera pas du « tribalisme », ce dernier n'apparaît que lorsque l'Etat central s'accapare de toutes les ressources du territoire comme il en est le cas dans les pays africains actuellement. C'est pourquoi que je suis convaincu que les actuelles « republiquettes » doivent laisser la place à de véritables Etats forts structurés autour d'une constitution respectueuse des libertés et de la démocratie.

C'est à ce niveau là que dis l'on devrait garder les frontières actuelles pour en faire des limites administratives aux fins de l'efficacité de l'action participative des peuples. Là où je suis contre les mêmes frontières actuelles, c'est parce que d'un point de vue anthropologique et psychologique, elles enferment dans un carcan idéologique et illusionniste la vision unitaire de l'Afrique. On ne peut pas bâtir l'unité africaine, celle des peuples avec des souverainetés qui se concurrencent. Si les pays africains n'acceptent pas le principe de l'appartenance commune et surtout celui de l'ingérence interafricaine, alors l'Occident continuera à s'ingérer dans nos problèmes sans grand risque. Tout cela, c'est parce qu'il sait bien ce que valent nos pays : des factices républiques car c'est l'Occident qui a divisé nos pays pour mieux régner sur le continent pris dans sa globalité mondiale.

Pour ma part, je crois de façon psychologique, que la disparition des frontières changerait de façon efficiente la vision de l'Afrique, d'abord par et pour les Africains eux-mêmes et les autres parties du monde. Elle va aussi insuffler une autre dynamique socio-politique voire sociétale.

Je suis pour des Etats-Unis d'Afrique par zone géographique ou linguistique, car cela va permettre d'impliquer l'ensemble des Africains dans la résolution de nombreux problèmes actuels par la loi (constitution) qui renforce la place de l'individu dans la collectivité territoriale. Pensez-vous sincèrement qu'un pays africain est capable de faire la guerre à un petit pays européen ? Il avait suffi à la France pour mettre hors d'usage la flotte de la soit-disant armée de la Côte-d'Ivoire. Croyez-vous que des pays comme par exemple le Cameroun ou le Congo possédant beaucoup des richesses naturelles qui suscitent la convoitise de plusieurs pays occidentaux et des USA sont-ils capables de se développer individuellement ? De protéger leur territoire ? La réponse est un NON catégorique, car ni le Cameroun, ni le Congo de façon séparée n'ont pas les moyens de constituer des armées capables de défendre leurs richesses en mer (pétrole, poisson, crustacés, algues autres ressources ...) et sur terre (forêt, rivières, fleuves, argile, hommes...) et s'opposer à la France. Ces pays séparés ne pourront développer des industries pharmaceutiques, chimiques, mécaniques ou autres fautes de disposer du factoriel d'économies d'échelles dû à la démographie.


Par contre si les pays d'Afrique centrale ou ceux de l'Afrique de l'Ouest abandonnaient leurs factices souverainetés pour se fondre dans des Etats fédéraux comme l'Afrique centrale (Angola, Cameroun, Congo, Congo D.R., Centrafrique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad ), ou Occidentale, déjà qu'ils constitueraient une grande puissance démographique de près de 200 millions d'habitants. Ce grand ensemble d'Afrique centrale aurait de fait au moins 20 grandes métropoles à l'heure où on parle de la coupe du monde, par cette démographie, l'argument de viabilité économique d'organiser la coupe du monde souvent opposé à l'Afrique deviendrait sans fondement, par exemple.

Au niveau éducatif cet ensemble posséderait au moins 10 grandes universités et la recherche sur les problèmes beneficierait de tous les cerveaux. La puissance économique d'un tel ensemble saute aux yeux. Aucun Etat d'Afrique centrale ne peut financer la recherche scientifique et médicale dans la configuration actuelle.

En constituant une telle taille, l'Afrique aurait la possibilité d'avoir par des mécanismes de quotas de véritables armées de plus de 200 000 hommes avec cette particularité non seulement elle ferait peur à tout aventurier, mais aussi dissuaderait toute envie sécessionniste. Or chacun de ces pays pris individuellement est incapable d'entretenir une vraie armée ayant mission et doctrine de protéger le territoire dit national et surtout les ressources naturelles et humaines. Aucun de ces pays ne posséderait plus dix bateaux de simple patrouille pour surveiller les eaux poissonneuses contre les bateaux qui pêchent illégalement. Aucun de ces pays n'a une flotte aérienne dépassant 15 avions de chasse. Et quand j'entends et lis par ici et là qu'il existent des armées en Afrique, je souris et quelque fois je me désole car là aussi c'est un autre mensonge qui nourrit la misère africaine. Aucune de ces armées ne sera capable d'empêcher les Américains ou les Européens de faire main basse sur les ressources africaines quand la rareté se fera de plus en plus accrue, à commencer par le pétrole et les minerais du fer, manganèse, cuivre, aluminium. C'est ce qui explique qu'il existera des dictatures dans tous les pays qui possèdent ces matières premières.

C'est pour cela aussi qu'il sera toujours facile pour les USA, pire encore un pauvre pays d'Europe (comme le Portugal ou la Belgique) de maintenir un pays riche d'Afrique comme le Congo DR dans l'oppression. Il suffira à un simple ministre belge de dire au président Kabila que l'armée Belge (sous couvert de l'ONU) peut le destituer, et que ce dernier accepte tout. Pour que cette situation n'arrive pas il nous faut imaginer qu'un pays ayant 200 millions d'habitants, grand de plusieurs millions de kilomètres carrés, doit faire peur à tous les stratèges occidentaux, ces derniers réfléchiraient à plusieurs fois avant de lancer des expéditions coloniales en terre africaine.

Selon moi les avantages sont colossaux. Et les Africains feraient mieux de réfléchir à comment aboutir dans la décennie qui vient à ces grands ensembles, le plus rapidement possible. Il y va de la survie de l'Afrique d'ici 2025. Le développement fulgurant de la Chine et de l'Inde contraint l'Afrique à se diriger vers cette voie. A vouloir rester dans nos frontières et souverainetés actuelles est une attitude hautement suicidaire car la pression sur les ressources naturelles devient de plus forte presque impossible à tenir. Dans cette configuration l'Afrique detient à elle seule plus de trois-quarts de toutes les ressources encore disponibles sur terre et mer.Tout le monde le sait aucun pays d'Afrique dans la configuration actuelle en dehors peut-être de l'Afrique du Sud, Nigeria (et même ?) ne pourra opposer une résistance à sa destruction ou spoliation par l'Occident.

Kibaya
http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2006/05/29/1980303.html

# Posté le vendredi 18 août 2006 16:29

NEVER GIV UP THE FIGHT


Le Credo

La liturgie catholique conserve le souvenir des luttes entre théologiens au concile de Nicée. Les fidèles ont accès indifféremment à deux Credo («Je crois»), qui sont les résumés de leur foi.

- Le premier, le plus ancien, est appelé Symbole des Apôtres. Il laisse planer une équivoque sur la nature du Fils de Dieu :

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant
créateur du ciel et de la terre
Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie, (...).

- Le second, appelé Symbole de Nicée, est plus explicite. Il souligne à l'envi la nature consubstantielle du Père et du Fils :

Je crois en un seul Dieu,(...)
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,(...)
Engendré, non pas créé, de même nature que le Père; (...).

Depuis le concile de Constantinople de 380, le Credo confirme la place du Saint Esprit dans la Sainte Trinité, aux côtés du Père et du Fils. Dans sa version catholique, il précise qu'il «procède du Père et du Fils» et non «du Père par le Fils». Cet ajout, le Filioque, peu apprécié des évêques d'Orient, figurera bien plus tard parmi les griefs qui entraîneront la rupture entre l'Église catholique romaine et le patriarcat orthodoxe de Constantinople !


Le 20 mai 325, Constantin 1er réunit à Nicée le premier concile oecuménique (*) de l'Histoire.

Les chrétiens divisés

Tandis que le christianisme commence à étendre son emprise sur l'empire romain, l'empereur ne veut pas que des querelles théologiques divisent les fidèles et affaiblissent la cohésion de l'empire.

Or, vers 320, un prêtre d'Alexandrie nommé Arius professe que Jésus-Christ et le Saint Esprit sont subordonnés à leur créateur, Dieu le Père. Jésus serait né homme et ne serait véritablement Fils de Dieu qu'au jour de sa résurrection.

Arius met ainsi en cause l'un des fondements de la religion chrétienne, à savoir l'union indivisible de trois personnes en une seule au sein de la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Sa doctrine ouvre la voie à un polythéisme (*) de fait, avec plusieurs divinités de rang variable. Elle enlève aussi beaucoup de signification à l'incarnation, à la mort et à la résurrection de Jésus, dès lors que celui-ci n'est pas pleinement Dieu.

L'évêque d'Alexandrie, Athanase, s'élève contre Arius en rappelant que le Fils est l'égal du Père et partage avec lui et le Saint Esprit l'essence divine. Arius est excommunié par l'évêque mais n'en continue pas moins sa prédication.

Dans son palais de Nicomédie, sur les bords du Bosphore, l'empereur Constantin 1er craint un schisme au sein de la nouvelle religion dominante qui mettrait à mal l'unité de l'empire. Pour l'éviter, il convoque un concile (d'un mot grec qui signifie réunion).

Affermissement du dogme

C'est ainsi qu'à partir du 20 mai 325, à Nicée, sur la façade orientale du Bosphore, se trouvent réunis pour la première fois des évêques de toute la chrétienté. Ils sont plus de 220. Parmi eux une grande majorité d'évêques du Proche-Orient et d'Égypte...

Constantin 1er préside en personne à l'ouverture officielle du concile (bien que n'étant pas baptisé !). L'assemblée va donner lieu à des affrontements de très haute tenue philosophique entre Orientaux (Grecs) et Occidentaux (Latins).

Les partisans d'Arius, au nombre de 22 seulement, considèrent qu'il ne peut y avoir d'équivalence entre Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ. Leur explication philosophique assez rationnelle plaît aux théologiens de culture grecque.

Mais finalement, la majorité des évêques réprouvent ces thèses d'Arius. Ils s'entendent sur une nouvelle formulation dite théorie de la «consubstantiation» qui signifie que le Fils est consubstantiel au Père (en grec homoousios, c'est-à-dire «fait du même métal»). Cette formulation s'exprime dans une nouvelle mouture du Credo («Je crois»), appelée depuis lors «Symbole de Nicée».



L'empereur prend acte de leur victoire. Il ordonne l'exil d'Arius ainsi que de la poignée d'évêques restés fidèles à sa thèse. En intervenant dans les querelles théologiques et en ouvrant en personne le concile de Nicée, l'empereur inaugure le «césaropapisme» (*).
Évêques, prêtres et clergé

Le concile de Nicée de 325 ne s'en tient pas à des débats sur le dogme religieux. Il jette aussi les bases d'une organisation centralisée de l'Église fondée sur une stricte hiérarchie du clergé.

Auparavant, durant les trois premiers siècles de son existence, l'Église n'avait pas de clergé institutionnel ni d'organisation centralisée. Dans les villes, chaque communauté se donnait un évêque (du mot grec episkopos qui signifie surveillant). Si l'élu était marié, il conservait sa femme mais vivait avec elle «comme avec une soeur».

A mesure qu'une communauté s'élargissait, l'évêque désignait des personnes pour le seconder auprès des fidèles les plus éloignés. Il choisissait ces personnes parmi des chrétiens âgés et réputés pour leur capacité à commenter les textes sacrés. Les impétrants étaient désignés par le mot grec presbuteros qui signifie vieillard et donnera en français le mot prêtre.

En s'élargissant aux campagnes environnantes, les communautés placées sous l'autorité d'un évêque prenaient le nom de diocèse, du grec dioikésis qui signifie administration. Ces circonscriptions nées en Égypte recoupaient les anciennes subdivisions administratives romaines.



Résurgence et mort de l'arianisme

Le concile de Nicée se conclut dans l'euphorie. L'unité du dogme semble préservée. En fait, on va s'apercevoir rapidement que l'arianisme est resté vigoureux.

Constantin lui-même fait revenir Arius de son exil dix ans après le concile et se fait baptiser par l'évêque arien Eusèbe de Nicomédie sur son lit de mort, en 337. Ses successeurs Constance et Valens se rallient à la doctrine d'Arius de même que la plupart des Barbares implantés dans l'empire romain. C'est seulement en 380, au concile de Constantinople, que l'empereur Théodose établit le catholicisme comme religion d'État.

En Occident par contre, le catholicisme de Nicée s'impose d'emblée grâce à l'action vigoureuse de Hilaire de Poitiers. Les Francs de Clovis seront les seuls Barbares qui auront le bon goût d'ignorer Arius. Tardivement christianisés, ils passeront directement du paganisme au catholicisme avec le baptême de leur chef à Reims. Plus proches de leurs sujets gallo-romains grâce à cette conversion, ils acquerront de la sorte un avantage politique sur les autres Barbares d'Occident...



La première moitié de cette période (plus ou moins de 1850 à 1960) avait des caractéristiques bien précises, non seulement dans son discours, mais aussi dans sa pratique missionnaire. Dans ce premier chapitre, je désire explorer la plupart de ces caractéristiques, même si, pour simplifier, je dois caricaturer un peu :

- l'unique vraie religion est le catholicisme dans sa forme romaine, ou tout au plus le christianisme, parce que c'est à cette seule religion que Dieu s'est révélé;

- la foi consiste donc à accepter les vérités révélées par Dieu, y compris les mystères qui dépassent la raison humaine.

- Les missionnaires partaient au loin pour sauver des âmes.

- Seules les vérités catholiques pouvaient apporter le salut éternel; hors de l'Église (catholique), pas de salut possible!

- Ces humains vers qui les missionnaires étaient envoyés, nous les appelions païens et nous portions un jugement très négatif sur la plupart des caractéristiques de leur existence; nous étions les bons et eux les méchants, tous victimes du péché originel qui corrompait l'essence même de tous les humains, y compris les enfants; ces païens pouvaient se sauver en s'incorporant à l'Église par le baptême et les sacrements.

- Aller en mission, c'était presque toujours aller auprès de peuplades dites primitives pour leur apporter aussi les bienfaits de la civilisation, et, par civilisation, on entendait celle de l'Occident; souvent des colons accompagnaient les missionnaires.

- L'Église catholique se définissait comme une société parfaite et infaillible que les sociétés civiles devaient chercher à imiter.

- Les missionnaires étaient des prêtres, des religieuses et des religieux, faisant partie de l'Église enseignante,

- et leur tâche missionnaire était d'enseigner les vérités de la foi, d'abord le catéchisme;

- la Parole que l'on annonçait était celle du magistère.

- Les sacrements agissant ex opere operato, on n'avait pas besoin de les faire comprendre; mais si les baptisés pouvaient se sauver, c'était non seulement par leur foi, mais aussi par leurs œuvres.

DISCOURS ACCABLANT DU ROI DES BELGES ,LEOPOLD II, EN 1883, FACE AUX MISSIONNAIRES:

"Révérends pères et chers compatriotes, la tâche qui vous est confiée est très délicate à remplire et demande beaucoup ,de tact. Prêtres, vous allez certes pour l'évangélisation, mais ceztte évangélisation doit s'inspirer avant tout des intérêts de la Belgique.

Le but principal de votre mission au Congo n'est donc point d'apprendre aux nègres à connaître Dieu, car ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un Mundi, un Mungu, un Diakomba et que sais-je encore; ils savent que tuer, voler, coucher avec la femme d'autrui, calomnier et injurier est mauvais. Ayons donc le courage de l'avouer. Vous n'irez donc pas leur apprendre ce qu'ils savent déjà.

Votre rôle essntiel est de faciliter leur tâche aux administratifs et aux industriels. C'est dire donc que vous interpréterez l'Evangile d'une façon qui serve à mieux protéger nos intérêts dans cette partie du monde. Pour ce faire ,vous veillerez entre autre à désintéresser nos sauvages des richesses dont regorgent leurs sol et sous-sol, pour éviter qu'ils s'y interressent, qu'ils ne nous fassent pas la concurrence meurtrière et rêvent un jour de nous déloger.

Votre connaissance de l'évangile vous permettra de trouver facilement des textes recommandant aux fidèles d'aimer la pauvrété, tel par exemple"HEUREUX LES PAUVRES CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX. IL EST DIFFICILE AU RICHE D'ENTRER AU CIEL". Vous ferez tout pour que les nègres aient peur de s'enrichir pour mériter le ciel. Vous devez les détacher et les faire mépriser tout ce qui leur procurerait le courage de nous affronter. Je fais allusion ici principalement à leur fétiches de guerre. Qu'ils ne prétendent point ne pas les abandonner et vous, vous mettrez tout en oeuvre pour les faire disparaître.

Votre action doit se porter essentiellement sur les jeunes afin qu'ils ne se revoltent pas. Si le commendement du Père est conducteur de celui des Parents, l'enfant devra apprendre à obéir à ce que lui recommande le Missionnaire qui est le père de son âme. Insistez particulièrement sur la soumission et l'obéissance. Evitez de développer l'esprit critique dans vos écoles. Apprenez aux élèves à croire et non à raisonner.

Ce sont-là, chers compatriotes, quelques-uns des principes que vous appliquerez.. Vous en trouverez beaucoup d'autres dans les livres qui vous seront remis à la fin de cette séance. Evangélisez les Nègres à la mode des Africains, qu'ils restent toujours soumis aux colonialistes blancs. Qu'ils ne se revoltent jamais contre les injustices que ceux-ci leur feront subir. Faites leur méditer chaque jour" HEUREUX CEUX QUI PLEURENT CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX". Convertissez toujours les Noirs au moyen de la chicotte.

Gardez leurs femmes à la soumission pendant neuf mois afin qu'elles travaillent gratuitement pour vous. Exigez ensuite qu'ils vous offrent en signe de reconnaissance des chèvres, poules, oeufs, chaque fois que vous visitez leurs villages. Faites tout pour éviter à jamais que les Noirs ne deviennent riches.

Chantez chaque jour qu'il est impossible au riche d'entrer au ciel. FAITES LEUR PAYER UNE TAXE CHAQUE SEMAINE A LA MESSE DU DIMANCHE. UTILISEZ ENSUITE CE ARGENT PRETENDUMENT DESTINE AUX PAUVRES ET TRANSFEREZ AINSI VOS MISSIONS A DES CENTRES COMMERCIAUX FLORISSANTS. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour déterminer, auprès des autorités investies du pouvoir de décision, tout Noir qui a une prise de conscience.


IL NE FAUDRAIT PAS CROIRE QUE LES DIRIGEANTS DE CES OPERATIONS QU'ILS DIRIGEAIENTS QUE LES MISSIONNAIRES CATHOLIQUES BCP SONT CONCERNEES MALHEUREUSEMENT

IL FAUDRAIT AUSSI SE RENDRE COMPTE QUE LE PAYS QU'ILS SE SONT DEPARTAGEE PUIS SURNOMEE "L'AFRIQUE"* EN ( 1885 A LA CONFERENCE DE BERLIN )
FILS ET FILLE DE LA PLUS ANCIENNE CIVILISATION AU MONDE AURIONS NOUS ETE LA DERNIERE AU COURANT DE LA PAROLE DU CHRIST ALORS QUE LE MOYEN ORIENT (D'OU VIENDRAIT LE MESSAGE SELON DES SOURCES EUROPEENNES) SE TROUVE A 2 PAS DE NOTRE PAYS
AURIONS NOUS BESOIN DE L'OCCIDENT POUR QUOI QUE SE SOIT MEME AUJOURD'HUI


* ETHIOPIE ETAIT REPRESENTE PAR LES GRECS COMME LE PAYS AU VISAGE BRULEE

# Posté le vendredi 18 août 2006 16:38

Modifié le vendredi 08 décembre 2006 20:47