Le Credo
La liturgie catholique conserve le souvenir des luttes entre théologiens au concile de Nicée. Les fidèles ont accès indifféremment à deux Credo («Je crois»), qui sont les résumés de leur foi.
- Le premier, le plus ancien, est appelé Symbole des Apôtres. Il laisse planer une équivoque sur la nature du Fils de Dieu :
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant
créateur du ciel et de la terre
Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie, (...).
- Le second, appelé Symbole de Nicée, est plus explicite. Il souligne à l'envi la nature consubstantielle du Père et du Fils :
Je crois en un seul Dieu,(...)
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,(...)
Engendré, non pas créé, de même nature que le Père; (...).
Depuis le concile de Constantinople de 380, le Credo confirme la place du Saint Esprit dans la Sainte Trinité, aux côtés du Père et du Fils. Dans sa version catholique, il précise qu'il «procède du Père et du Fils» et non «du Père par le Fils». Cet ajout, le Filioque, peu apprécié des évêques d'Orient, figurera bien plus tard parmi les griefs qui entraîneront la rupture entre l'Église catholique romaine et le patriarcat orthodoxe de Constantinople !
Le 20 mai 325, Constantin 1er réunit à Nicée le premier concile oecuménique (*) de l'Histoire.
Les chrétiens divisés
Tandis que le christianisme commence à étendre son emprise sur l'empire romain, l'empereur ne veut pas que des querelles théologiques divisent les fidèles et affaiblissent la cohésion de l'empire.
Or, vers 320, un prêtre d'Alexandrie nommé Arius professe que Jésus-Christ et le Saint Esprit sont subordonnés à leur créateur, Dieu le Père. Jésus serait né homme et ne serait véritablement Fils de Dieu qu'au jour de sa résurrection.
Arius met ainsi en cause l'un des fondements de la religion chrétienne, à savoir l'union indivisible de trois personnes en une seule au sein de la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Sa doctrine ouvre la voie à un polythéisme (*) de fait, avec plusieurs divinités de rang variable. Elle enlève aussi beaucoup de signification à l'incarnation, à la mort et à la résurrection de Jésus, dès lors que celui-ci n'est pas pleinement Dieu.
L'évêque d'Alexandrie, Athanase, s'élève contre Arius en rappelant que le Fils est l'égal du Père et partage avec lui et le Saint Esprit l'essence divine. Arius est excommunié par l'évêque mais n'en continue pas moins sa prédication.
Dans son palais de Nicomédie, sur les bords du Bosphore, l'empereur Constantin 1er craint un schisme au sein de la nouvelle religion dominante qui mettrait à mal l'unité de l'empire. Pour l'éviter, il convoque un concile (d'un mot grec qui signifie réunion).
Affermissement du dogme
C'est ainsi qu'à partir du 20 mai 325, à Nicée, sur la façade orientale du Bosphore, se trouvent réunis pour la première fois des évêques de toute la chrétienté. Ils sont plus de 220. Parmi eux une grande majorité d'évêques du Proche-Orient et d'Égypte...
Constantin 1er préside en personne à l'ouverture officielle du concile (bien que n'étant pas baptisé !). L'assemblée va donner lieu à des affrontements de très haute tenue philosophique entre Orientaux (Grecs) et Occidentaux (Latins).
Les partisans d'Arius, au nombre de 22 seulement, considèrent qu'il ne peut y avoir d'équivalence entre Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ. Leur explication philosophique assez rationnelle plaît aux théologiens de culture grecque.
Mais finalement, la majorité des évêques réprouvent ces thèses d'Arius. Ils s'entendent sur une nouvelle formulation dite théorie de la «consubstantiation» qui signifie que le Fils est consubstantiel au Père (en grec homoousios, c'est-à-dire «fait du même métal»). Cette formulation s'exprime dans une nouvelle mouture du Credo («Je crois»), appelée depuis lors «Symbole de Nicée».
L'empereur prend acte de leur victoire. Il ordonne l'exil d'Arius ainsi que de la poignée d'évêques restés fidèles à sa thèse. En intervenant dans les querelles théologiques et en ouvrant en personne le concile de Nicée, l'empereur inaugure le «césaropapisme» (*).
Évêques, prêtres et clergé
Le concile de Nicée de 325 ne s'en tient pas à des débats sur le dogme religieux. Il jette aussi les bases d'une organisation centralisée de l'Église fondée sur une stricte hiérarchie du clergé.
Auparavant, durant les trois premiers siècles de son existence, l'Église n'avait pas de clergé institutionnel ni d'organisation centralisée. Dans les villes, chaque communauté se donnait un évêque (du mot grec episkopos qui signifie surveillant). Si l'élu était marié, il conservait sa femme mais vivait avec elle «comme avec une soeur».
A mesure qu'une communauté s'élargissait, l'évêque désignait des personnes pour le seconder auprès des fidèles les plus éloignés. Il choisissait ces personnes parmi des chrétiens âgés et réputés pour leur capacité à commenter les textes sacrés. Les impétrants étaient désignés par le mot grec presbuteros qui signifie vieillard et donnera en français le mot prêtre.
En s'élargissant aux campagnes environnantes, les communautés placées sous l'autorité d'un évêque prenaient le nom de diocèse, du grec dioikésis qui signifie administration. Ces circonscriptions nées en Égypte recoupaient les anciennes subdivisions administratives romaines.
Résurgence et mort de l'arianisme
Le concile de Nicée se conclut dans l'euphorie. L'unité du dogme semble préservée. En fait, on va s'apercevoir rapidement que l'arianisme est resté vigoureux.
Constantin lui-même fait revenir Arius de son exil dix ans après le concile et se fait baptiser par l'évêque arien Eusèbe de Nicomédie sur son lit de mort, en 337. Ses successeurs Constance et Valens se rallient à la doctrine d'Arius de même que la plupart des Barbares implantés dans l'empire romain. C'est seulement en 380, au concile de Constantinople, que l'empereur Théodose établit le catholicisme comme religion d'État.
En Occident par contre, le catholicisme de Nicée s'impose d'emblée grâce à l'action vigoureuse de Hilaire de Poitiers. Les Francs de Clovis seront les seuls Barbares qui auront le bon goût d'ignorer Arius. Tardivement christianisés, ils passeront directement du paganisme au catholicisme avec le baptême de leur chef à Reims. Plus proches de leurs sujets gallo-romains grâce à cette conversion, ils acquerront de la sorte un avantage politique sur les autres Barbares d'Occident...
La première moitié de cette période (plus ou moins de 1850 à 1960) avait des caractéristiques bien précises, non seulement dans son discours, mais aussi dans sa pratique missionnaire. Dans ce premier chapitre, je désire explorer la plupart de ces caractéristiques, même si, pour simplifier, je dois caricaturer un peu :
- l'unique vraie religion est le catholicisme dans sa forme romaine, ou tout au plus le christianisme, parce que c'est à cette seule religion que Dieu s'est révélé;
- la foi consiste donc à accepter les vérités révélées par Dieu, y compris les mystères qui dépassent la raison humaine.
- Les missionnaires partaient au loin pour sauver des âmes.
- Seules les vérités catholiques pouvaient apporter le salut éternel; hors de l'Église (catholique), pas de salut possible!
- Ces humains vers qui les missionnaires étaient envoyés, nous les appelions païens et nous portions un jugement très négatif sur la plupart des caractéristiques de leur existence; nous étions les bons et eux les méchants, tous victimes du péché originel qui corrompait l'essence même de tous les humains, y compris les enfants; ces païens pouvaient se sauver en s'incorporant à l'Église par le baptême et les sacrements.
- Aller en mission, c'était presque toujours aller auprès de peuplades dites primitives pour leur apporter aussi les bienfaits de la civilisation, et, par civilisation, on entendait celle de l'Occident; souvent des colons accompagnaient les missionnaires.
- L'Église catholique se définissait comme une société parfaite et infaillible que les sociétés civiles devaient chercher à imiter.
- Les missionnaires étaient des prêtres, des religieuses et des religieux, faisant partie de l'Église enseignante,
- et leur tâche missionnaire était d'enseigner les vérités de la foi, d'abord le catéchisme;
- la Parole que l'on annonçait était celle du magistère.
- Les sacrements agissant ex opere operato, on n'avait pas besoin de les faire comprendre; mais si les baptisés pouvaient se sauver, c'était non seulement par leur foi, mais aussi par leurs œuvres.
DISCOURS ACCABLANT DU ROI DES BELGES ,LEOPOLD II, EN 1883, FACE AUX MISSIONNAIRES:
"Révérends pères et chers compatriotes, la tâche qui vous est confiée est très délicate à remplire et demande beaucoup ,de tact. Prêtres, vous allez certes pour l'évangélisation, mais ceztte évangélisation doit s'inspirer avant tout des intérêts de la Belgique.
Le but principal de votre mission au Congo n'est donc point d'apprendre aux nègres à connaître Dieu, car ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un Mundi, un Mungu, un Diakomba et que sais-je encore; ils savent que tuer, voler, coucher avec la femme d'autrui, calomnier et injurier est mauvais. Ayons donc le courage de l'avouer. Vous n'irez donc pas leur apprendre ce qu'ils savent déjà.
Votre rôle essntiel est de faciliter leur tâche aux administratifs et aux industriels. C'est dire donc que vous interpréterez l'Evangile d'une façon qui serve à mieux protéger nos intérêts dans cette partie du monde. Pour ce faire ,vous veillerez entre autre à désintéresser nos sauvages des richesses dont regorgent leurs sol et sous-sol, pour éviter qu'ils s'y interressent, qu'ils ne nous fassent pas la concurrence meurtrière et rêvent un jour de nous déloger.
Votre connaissance de l'évangile vous permettra de trouver facilement des textes recommandant aux fidèles d'aimer la pauvrété, tel par exemple"HEUREUX LES PAUVRES CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX. IL EST DIFFICILE AU RICHE D'ENTRER AU CIEL". Vous ferez tout pour que les nègres aient peur de s'enrichir pour mériter le ciel. Vous devez les détacher et les faire mépriser tout ce qui leur procurerait le courage de nous affronter. Je fais allusion ici principalement à leur fétiches de guerre. Qu'ils ne prétendent point ne pas les abandonner et vous, vous mettrez tout en oeuvre pour les faire disparaître.
Votre action doit se porter essentiellement sur les jeunes afin qu'ils ne se revoltent pas. Si le commendement du Père est conducteur de celui des Parents, l'enfant devra apprendre à obéir à ce que lui recommande le Missionnaire qui est le père de son âme. Insistez particulièrement sur la soumission et l'obéissance. Evitez de développer l'esprit critique dans vos écoles. Apprenez aux élèves à croire et non à raisonner.
Ce sont-là, chers compatriotes, quelques-uns des principes que vous appliquerez.. Vous en trouverez beaucoup d'autres dans les livres qui vous seront remis à la fin de cette séance. Evangélisez les Nègres à la mode des Africains, qu'ils restent toujours soumis aux colonialistes blancs. Qu'ils ne se revoltent jamais contre les injustices que ceux-ci leur feront subir. Faites leur méditer chaque jour" HEUREUX CEUX QUI PLEURENT CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX". Convertissez toujours les Noirs au moyen de la chicotte.
Gardez leurs femmes à la soumission pendant neuf mois afin qu'elles travaillent gratuitement pour vous. Exigez ensuite qu'ils vous offrent en signe de reconnaissance des chèvres, poules, oeufs, chaque fois que vous visitez leurs villages. Faites tout pour éviter à jamais que les Noirs ne deviennent riches.
Chantez chaque jour qu'il est impossible au riche d'entrer au ciel. FAITES LEUR PAYER UNE TAXE CHAQUE SEMAINE A LA MESSE DU DIMANCHE. UTILISEZ ENSUITE CE ARGENT PRETENDUMENT DESTINE AUX PAUVRES ET TRANSFEREZ AINSI VOS MISSIONS A DES CENTRES COMMERCIAUX FLORISSANTS. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour déterminer, auprès des autorités investies du pouvoir de décision, tout Noir qui a une prise de conscience.
IL NE FAUDRAIT PAS CROIRE QUE LES DIRIGEANTS DE CES OPERATIONS QU'ILS DIRIGEAIENTS QUE LES MISSIONNAIRES CATHOLIQUES BCP SONT CONCERNEES MALHEUREUSEMENT
IL FAUDRAIT AUSSI SE RENDRE COMPTE QUE LE PAYS QU'ILS SE SONT DEPARTAGEE PUIS SURNOMEE "L'AFRIQUE"* EN ( 1885 A LA CONFERENCE DE BERLIN )
FILS ET FILLE DE LA PLUS ANCIENNE CIVILISATION AU MONDE AURIONS NOUS ETE LA DERNIERE AU COURANT DE LA PAROLE DU CHRIST ALORS QUE LE MOYEN ORIENT (D'OU VIENDRAIT LE MESSAGE SELON DES SOURCES EUROPEENNES) SE TROUVE A 2 PAS DE NOTRE PAYS
AURIONS NOUS BESOIN DE L'OCCIDENT POUR QUOI QUE SE SOIT MEME AUJOURD'HUI
* ETHIOPIE ETAIT REPRESENTE PAR LES GRECS COMME LE PAYS AU VISAGE BRULEE